Vendredi 19 septembre 2008
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Par bricolo des mots
Ce matin tu n'étais plus là; Ta chaise est restée vide à côté de moi, tes affaires disparues, nos fous rires embarqués au coin de la rue.
Tu ne m'as jamais dit où tu habitais, tu ne voulais pas, tes parents te l'avaient interdit et moi je ne comprenais pas je t'en voulais même un peu pour ca, entre amies je pensais que le secret
n'existait pas.
Nous aimions les mêmes choses, les beaux mots, les belles histoires, l'histoire de France. J'admirais ton écriture et ta façon de dessiner. Un jour je t'ai demandé de dessiner ton chez toi et tu
m'as tendu une feuille avec un grand point d'interrogation. Ce matin j'ai eu la réponse à ma question et j'ai pleuré.
En sortant de classe, je me suis arrêté pour relire trois mots inscrits sur le fronton de notre école, liberté, égalité, fraternité et j'ai alors eu l'impression que le dernier mot avait été effacé
emporté dans une voiture de police un mauvais matin de mai. J'ai alors appris que sans papier et amitié n'avait plus le droit de rimer.